Le Kurdistan est une région du Moyen-Orient répartie sur quatre pays, l'Iran, la Turquie, l'Irak et la Syrie. Les habitants de cette région demandent depuis des siècles leur autonomie et la création d'un état Kurde indépendant. Les revendications se font souvent par la violence, surtout en Turquie.
Histoire d'un peuple écrasé.
En 1920, l'Empire Ottoman (aujourd'hui Turquie) est ruiné, les grandes puissances occidentales, France et Angleterre s'en emparent. Dans le traité de Sèvres, il est prévu la création de plusieurs états sur les restes de l'Empire, dont un état Kurde. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. Alors les revendications indépendantistes commencent, c'est le début de la révolte Kurde.
Churchill alors secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, à qui les revendications Kurdes ne plaisent pas, fait raser par la Royal Air Force des villes et des villages kurdes. En 1925, un gaz est lâché sur la ville de Souleimaniye, les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz.
À la création de la République turque en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk, les autorités interdisent la langue et les noms de famille kurdes. Parler la langue kurde est un crime qui est puni d'une peine de prison. Les soulèvements du peuple sont violemment réprimés par la Turquie.
Des années plus tard, en 1974, le 11mars, Sadam Hussein, alors président de l'Irak, accorde une autonomie aux territoires kurdes, situés au Nord du pays, la langue Kurde devient la langue officielle de la région qui doit être utilisée notamment pour l'éducation des enfants. Cette loi permet aussi l'élection d'un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Mais, sur 80 membres élus, 72 ont été choisis par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime. Les relations avec les Kurdes d'Irak se dégradent considérablement par la suite, ceux-ci s'estimaient en effet "non responsable de leurs terres et trahis par le gouvernement de Sadam Hussein." Ce-ci entraine des représailles de la part des Irakiens, le 16 avril 1987, Sadam Hussein lance un raid à l'arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l'opération « Anfal », 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques. Cette "opération militaire" à été qualifiée de génocide par le tribunal de la Haye il y a trois ans.
Et aujourd'hui?
Devant la négation de leur identité, de leur droit à disposer d'un état, chose promise en 1920, des Kurdes créent un parti, le PKK, parti des travailleurs Kurdes. Le mouvement prend très vite la forme d'une guérilla, le groupe pratiquant entre autre des attentas terroristes en Turquie pour réclamer l'indépendance du Kurdistan. Aujourd'hui, suite à l'arrestation d'Abdullah Öcalan, créateur du parti Kurde, le mouvement est beaucoup moins actif et les faits d'armes moins nombreux. Cependant, les Kurdes restent opprimés, les milliers de déplacés lors de la répression des années 1990 ne sont pas autorisés à regagner leurs villages. Les assassinats politiques et les exécutions sommaires de militants ou de civils kurdes se poursuivent. Actuellement, des militants Kurdes que la Turquie estime "impliqués dans des violences ou des attentats contre la République Turque et sa démocratie" sont en prisons et subissent la tortures ( coups, viols, violences en tous genres, électrocutions, brimades quotidiennes, privations en eau et en nourriture... ). On estime à 37 000 le nombre de morts depuis 1984.
Mon avis.
Je trouve la situation délicate, étant donné que les forces qui se combattent (entre autre Turcs et Kurdes) usent toutes les deux de la violence, il y a forcément des morts et des blessés, donc des malheureux des deux cotés. Qui est légitime dans cette histoire? Pour moi ça serait plutôt les kurdes, pourquoi leur refuser des droits fondamentaux, à savoir ceux de posséder une identité et un territoire où vivre dignement sans être dépendant des autres? Mais en même temps, accorder l'indépendance à cette région c'est menacer l'intégrité du monde, le diviser encore plus. Il faudrait que les deux peuples fassent un compromis, la Turquie de reconnaitre le Kurdistan comme territoire autonome avec des représentants administratifs et politiques. Et les Kurdes d'accepter de rester dans le territoire Turc tout en gardant une certaine autonomie, une certaine culture. Mais le principal serait de cesser les violences, car elles ont des conséquences vraiment néfastes sur les enfants, elles attisent la haine et rendent le dialogue impossible, ces violences déterminent l'opinion des enfants pour plus tard, on apprend aux jeunes Turcs et aux jeunes Kurdes à se haire dans la majorité des cas. Ce qu'il faudrait c'est rappeler aux Hommes qu'ils sont semblables, tous les mêmes, avec les mêmes droits, et le même devoir, celui d'encourager la paix.