53% des enfants de la capitale britannique vivent sous le seuil de pauvreté.Ainsi, la plus riche, la plus opulente, la plus dispendieuse des capitales européennes abrite en son sein, à coté de ses nombreux millionaires-en livres sterlling-, plus de 300 000 enfants officiellement "pauvres".
Ils ne vivent pas dans de lointaines banlieues mais au centre de la ville, au coeur du"Londres intérieur" qui compte près de 3 millions d'habitants, et possède le plus haut revenu d'Europe per capita.Ils habitent les secteurs les plus démunis des subdivisions administratives de Hackney, Lambeth, Southwark ou Tower Hamlets, à quelques stations de métro des quartiers les plus prospères-Chelsea ou Kesington- la ou les prix de l'immmobilier atteignent des sommets. Autre surprise: la pauvreté affecte proportionnellement plus d'enfants dans le centre de Londres que dans toute autre région du pays [...].La pauvreté infantile à Londres est la plus forte (73%) parmi les minorités pakistanaise et bangladeshie. Le très faible taux de chomage national-à peineplus de 3%- masque d'énormes disparités.
Jean Pierre LANGELLIER, Le Monde, 20 novembre 2002.